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L'Ontario a besoin d'une politique de transition vers les biosimilaires sans délai

Les répercussions de la COVID-19 sur le système de santé et l’économie de l’Ontario seront durables et exigent du gouvernement de l’Ontario qu’il soit un gestionnaire financier solide malgré les demandes croissantes sur des ressources limitées. Malheureusement, en raison de politiques inefficaces, le gouvernement de l’Ontario dépense chaque semaine 3,1 millions de dollars de plus que nécessaire pour des médicaments biologiques dont le brevet a expiré – un gaspillage d’argent qui pourrait plutôt servir à offrir une nouvelle couverture pour d’autres médicaments dont les patients ontariens ont besoin, y compris ceux qui vivent avec des maladies rares.

Les patients atteints de maladies chroniques utilisent généralement un médicament biologique pendant de nombreuses années. Les versions sans brevet de ces médicaments, appelées biosimilaires, ne peuvent pas contribuer pleinement à la viabilité des soins de santé à moins que les patients qui prennent des médicaments biologiques de référence n’effectuent une transition à des médicaments biologiques biosimilaires moins coûteux. Une transition contrôlée des patients vers les médicaments biologiques biosimilaires disponibles permettrait à l’Ontario d’économiser plus de 161 millions de dollars par an (+3,1 millions de dollars par semaine) une fois la mise en œuvre terminée, tout en continuant à fournir aux patients les traitements sûrs et efficaces et les services de haute qualité dont ils ont besoin et auxquels ils s’attendent.

Les patients et les fournisseurs de soins de santé peuvent et doivent avoir confiance dans l’utilisation des médicaments biosimilaires. Santé Canada est sans équivoque dans ses déclarations publiques : « on ne s’attend à aucune différence clinique importante aux chapitres de l’efficacité et de l’innocuité entre un médicament biosimilaire et le médicament biologique » et « aucune différence d’efficacité et d’innocuité n’est prévue à la suite d’un changement d’utilisation courante entre un médicament biosimilaire et son médicament biologique de référence pour une indication autorisée. »

De telles initiatives de transition vers les biosimilaires ont déjà été mises en œuvre avec succès par les gouvernements du Québec, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et des Territoires du Nord-Ouest. Ces provinces ont réinvesti les économies réalisées dans leurs systèmes de santé et ont assuré la couverture de nouvelles thérapies innovantes. La transition des patients a continué à se faire en toute sécurité pendant la pandémie.

En outre, plusieurs entreprises de biosimilaires possèdent d’importantes installations de fabrication de produits pharmaceutiques en Ontario et ailleurs au Canada. La mise en œuvre d’une politique de transition favoriserait le maintien des investissements dans les médicaments fabriqués en Ontario et au Canada.

Agissons dès maintenant

Les contribuables ont besoin que le gouvernement de l’Ontario fasse sans tarder un meilleur usage de ses ressources financières limitées. Une politique de transition vers les biosimilaires permettrait de réaliser des économies importantes, d’élargir la couverture de la province pour inclure de nouveaux médicaments et de renforcer le climat d’investissement dans le secteur des sciences de la vie en Ontario – tout en continuant de fournir aux patients les traitements sécuritaires et efficaces et les services de haute qualité dont ils ont besoin et auxquels ils s’attendent.

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